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Asie, dépression urbaine

Asie, dépression urbaine

Texte et photos par Mathieu Casimiri

Mon approche photographique est basée sur l’humain et plus particulièrement son interaction avec le milieu urbain. Loin d’un regard documentaire ou ethnique, le coté fragmenté et subjectif de ce témoignage est délibéré. Le choix de l’Asie, qui concentre les mutations urbaines les plus violentes de notre époque s’est fait de manière évidente. Dans la série « Asie, dépression urbaine », souvent au travers de portraits en situation, je cherche à montrer les contraintes qui s’exercent sur ces hommes, leurs émotions,  leurs réactions, leurs postures conscientes ou inconscientes.

Je suis en fait durant ces errances urbaines à la recherche de toute manifestation humaine qui puisse être le révélateur de cet espace urbain en mutation, de ces villes à la fois tellement adaptées à l’homme et terriblement déshumanisantes.

Ces photos prises tout au long de l’année 2007 dans différentes villes d’Asie (Tokyo, Séoul, Hong-Kong) sont malgré les différences culturelles notables de ces lieux une illustration cohérente de la vie dans ces villes modernes.

Dans cette série l’esthétisme se veut au service de l’émotion et du questionnement. Le traitement N&B et la lumière mettant en valeur l’atmosphère propre à chacune de ces scènes

Ne cherchant ni à démontrer ou condamner ce mode de vie, je souhaite juste suggérer la poésie, parfois dramatique qui pour moi est belle et bien présente dans ces scènes de vie quotidiennes.

Chacune de ses photos se veut une question indépendante des autres, la cohérence de la série reposant sur la multiplication de ces interrogations, émotions et troubles.

Le trouble naît souvent du contraste entre l’esthétisme et la poésie de la scène et l’atmosphère oppressante qui s’en dégage. Les cadrages frontaux et directs témoignent de la spontanéité des scènes et de la volonté de  rester centré sur l’essentiel à mes yeux l’humain.

Cette vie urbaine moderne concentre les paradoxes; des zones dédiées à l’amusement ou l’on vient frénétiquement se libérer et où pourtant tout le monde semble désespérément triste, ces personnes isolées et accrochées à leur téléphone, cet empressement, ces personnes statiques dans une ville en mouvement constant…

L’ensemble de la série constituée d’une vingtaine de photos seront exposées à galerie du Lucernaire du 9 juin au 14 juillet 2008 (53, rue Notre Dame des champs, 1er étage, Paris 6eme, métro Notre dame des champs, du Lundi au samedi de 10h à 22h - Dimanche de 14h à 22h – Tel : 01 42 22 50)

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Texte et photos par Mathieu Casimiri

D'autres images sur www.casimiri.org




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