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Test du Lumix DMC LX3

photographieCeux qui voudraient trouver dans l'apparence de ce petit compact un héritier aux « Leica » qu'il est sensé être, devront bien chercher. Aucune similitude physique avec ces appareils de renom.  (Image 1) Par contre, au niveau de la qualité et de sa conception, on retrouve là ce qui faisait le  prestige de la marque au grand « L », notamment au niveau des possibilités photographiques. Un petit appareil pratique qui maîtrise, soit automatiquement soit à choix, une quantité de situations différentes, pratique et robuste, bref, un vrai petit bijou capable de rivaliser facilement avec les grandes marques déjà bien établie dans ce domaine.

photographieDès sa prise en main, bien qu'il soit un petit peu plus lourd que d'autres compacts (environ 300 grammes), il trouve aisément sa place et tant les petites que les grandes mains le manipulent facilement. D'autant plus qu'un renflement sur la face avant droite permet une stabilité à l'aide du majeur et de l'annulaire. (Image 2) A première vue, les petits boutons, dont la taille est similaire à ceux sur ses concurrents, pourraient inquiéter les personnes aux doigts disons « larges » mais il n'en est rien. photographie(Image 3) Même avec le pouce, ces petits boutons de commande, tout comme le minuscule joystick, se manipulent avec une facilité déconcertante. Comme c'est également le cas sur beaucoup d'autres appareils similaire, la commande du zoom, située devant le bouton de déclenchement, est d'un maniement très aisé mais on regrettera la difficulté à s'arrêter précisément (Image 4)photographie.  Le moteur a tendance à tourner encore quelques fractions de seconde de plus ce qui oblige à de rapides corrections, assez difficile à maîtriser pour un positionnement très fin. Mais il ne faut pas non plus comparer avec un zoom manuel d'un appareil reflex car ce petit bijou n'est pas vraiment destiné aux professionnels de la photo ni aux baroudeurs et autres reporters au long cours. Quoi que, vu la qualité et les possibilités techniques, pour passer inaperçu tout en réussissant de superbes clichés dans des situations où il ne faut pas trop se faire remarquer... Il pourrait facilement avoir sa place dans une poche « revolver » s'il n'était pas handicapé par la proéminence de son objectif.

Bien qu'il soit destiné avant tout aux amateurs (exigeants), on remarque qu'il comprend de nombreuses options que ne renieront certainement pas les photographes experts. Entièrement paramétrable, avec des possibilités d'en garder deux en mémoire (C1, C2 Image 5)photographie, il peut s'utiliser de la même manière qu'un reflex, toutes proportions gardées, évidemment. Il dispose comme les appareils pro des modes M, A, S et P sur une molette située sur le haut de l'appareil et semblable aux molettes que l'on retrouve sur des réflexes. Il peut être entièrement « piloté » en mode manuel tout comme il contient une quantité de paramétrages spécifiques, appelés scènes qui permettent à ceux qui n'aiment pas trop se casser la tête pour obtenir de superbes photos de faire leur choix en fonction des sujets (Image 6)photographie. On y trouve ainsi, à côté du mode bébé, le fameux mode neige, ou le coucher de soleil, en passant par le feu d'artifice, le souper au chandelles, la plage du bord de mer à midi, la photo en montagne et j'en passe et des meilleures. Bien que son zoom ne soit pas dans la catégorie des 5 ou 10 fois, il est fort bien calculé pour la majorité des situations. Avec son vrai grand angle à 24, sans vignettage, ce qui est probablement dû à l'excellente optique Leica – Zeiss, il ravira les amateurs de paysages. D'autant plus qu'il est possible de photographier en 16/9! Ensuite, le 60 en bout de course est juste ce qu'il faut pour les portraits, peut être un peu court pour les puristes qui lui préfèrent le 70 ou le 80 pour ce genre d'images. Bien que la majorité de ses concurrents proposent des zoom allant jusqu'au 135, il faut remarquer que le LX3 commence à 24 alors que les autres commencent à 35 voire 38. En plus, son ouverture est à 2.0, ce que la concurrence est loin de proposer.

En terme de disponibilités technique, on peut noter 3 formats, le 4/3 qui culmine à 10 millions de pixels, le 3/2 et le 16/9 qui se limitent à 9 millions. L'autofocus est débrayable et propose 3 positions, manuel, autofocus par zones et autofocus automatique. (Image 7)photographie A l'usage, on remarque que l'autofocus par zone inscrit des carrés verts sur l'écran précisant les zones se trouvant à la même distance que la zone de netteté. Ces carrés sont répartis par rapport aux 9 zones de cadrage selon la répartition en tiers. Le petit joystick permet ensuite d'affiner ces positionnement.

L'image obtenue avec ce LX3 est très lumineuse et il semble que le nouveau processeur et une amélioration du capteur soient à la base de cette réussite. Il excelle dans les zones à faible luminosité et lors de mes tests, j'ai pu constater que l'écran affichait des images plus claires et plus saturée que ce que je constatais à l'intérieur de mon appartement. (Image 8)photographie La balance des blancs a cependant un peu tendance à tirer sur le jaune lors de présence d'éclairage de type néon ou tungstène. Mais c'est très facile à corriger grâce aux nombreuses options offertes dans le menu des effets à appliquer sur l'image. En fait, il y a tellement de possibilités fournies en complément qu'il faut se balader avec le mode d'emploi à portée de main, du moins jusqu'à ce qu'elles soient assimilées. Il y en a à profusion et si vous ratez une image, vous n'avez pas la plus infime possibilité d'en attribuer la faute à l'appareil. Il peut être surmonté de toutes sortes de flash car sa griffe supporte les modèles normalisés. photographie(Image 9) Le petit flash incorporé est encastré dans l'appareil et s'enclenche en même temps qu'on l'éjecte, au moyen du bouton sur le haut du boîtier (images 5 et 10).photographie

10 Megapixels, en format RAW, sous entend de gros fichiers, donc un besoin de cartes conséquent. Ce n'est plus un problème vu les prix des cartes à 8 voire 16 GB disponibles. Le LX3 utilise des des cartes SD ou HDSD. Il est possible d'enregistrer les images en format RAW, RAW et JPEG, JPEG et JPEG comprimé. Le mode JPEG (simple) qu'il soit seul ou combiné au RAW est sensé être sans compression. Bien que ce taux de compression ne soit pas indiqué dans la documentation ni précisé par le fournisseur, j'ai remarqué que les EXIFs faisaient mention d'un format JPEG compression 6. C'est ainsi que j'ai pu en déduire que des images de 10 Mpix qui devraient faire en tout cas 10 à 12 Mo et qui se sont retrouvées en format JPEG soi-disant non compressé avec entre 4 et 5 Mo sur mon disque devaient subir une compression d'environ 30 à 40 %. Ce n'est pas dramatique dans la mesure où cela permet d'imprimer d'excellentes images jusqu'à un format A5 (un demi A4 ou environ 20 x 15 cm). Au delà, mieux vaut utiliser le format RAW qui fait tout de même entre 15 et 18 Mo par image. Le constructeur annonce une autonomie de plus de 320 images. Certains trouvent cela élevé, d'autres (et j'en fais partie) considèrent cela comme peu. Comparant avec d'autres appareils qui peuvent fournir une autonomie de 7 à 800 images lors d'un usage intensifs avec certes d'autres batteries ou sources d'énergie, cela semble évident. Cela signifie aussi que si vous envisagez de faire une grande quantité d'images, mieux vaut avoir plus de batteries que de cartes mémoires. Lors de mes tests, en faisant un usage volontairement poussé du zoom, du flash et du visionnement, j'ai constaté que la batterie s'approchait déjà de ses limites vers 150 à 200 images.

photographiephotographieL'appareil se targue d'un système de gestion intelligente des ISO. C'est intéressant mais à double tranchant. Dans la mesure où les images avec un ISO supérieur à 400 présentent un bruitage élevé et pas très bien éliminé, il reste préférable de régler ces valeurs manuellement. (Image 11 à 3200 ISO, image 12 à 400 ISO) D'autant plus que l'assistance fort appréciable du stabilisateur permet de descendre au 1/15 sans flou de bougé, remarquable !

En plus, il peut faire de la vidéo. Et pas n'importe quelle vidéo. Avec un camescope, lorsque vous faites des photos, vous avez plus ou moins des images de relativement bonne qualité, avec des capteurs de quelques Mpix (rarement plus de 5). Là, c'est l'inverse: La vidéo est au format HD (ou presque) en 1280 x 720 en 30 images/sec. Seul bémol, le zoom ne bouge pas tant que l'on filme.

photographieAu titre des accessoires, (Image 13) on remarquera que le LX3 possède un pas de vis autour de l'objectif qui permet l'installation de filtres au pas normés (qui se placent à l'avant d'une sorte de tube de manière à ne pas gêner le fonctionnement du zoom - Image 14) photographiephotographieainsi que d'un viseur optique qui vient se fixer dans la griffe du flash pour ceux qui préfèrent la visée à l'écran, pourtant très grand et remarquable de netteté.photographie (Image 16)

En conclusion, ce petit bijou vient secouer allègrement les gros comptes de la photographie que sont les Canon, Nikon et autres pros de l'imagerie numérique, qui doivent faire bien attention de ne pas se faire voler la vedette. Sur la notoriété du concept Leica, la facilité d'utilisation, le nombre impressionnant de possibilités disponibles, il y a fort à parier que ce petit appareil fasse non seulement le bonheur de beaucoup de photographes mais également de tous ceux qui veulent avoir d'excellent souvenirs imagés (Image 15) à présenter autour d'eux.photographie Il existe en noir et en argent (Image17).

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Test et article réalisé par Rémy Pilliard
Photos matériel fournies par Panasonic
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