Welcome visitor you can log in or create an account

fb logo twitter logo  instagram logo ytb logo

A+ A A-

Exposition photographique Louis Stettner

  • Published in Evènements


stettnerLouis Stettner vient de fêter ses 90 printemps, il y a quelques semaines.


Il a réalisé lui même les 80 tirages noir et blanc, qui sont à voir à la Bnf jusqu’au 27 janvier prochain.

Pour ceux qui s’intéressent à la photographie, il est l’auteur de quelques images emblématiques, qui appartiennent à notre mémoire collective.

Un homme assis sur un banc, qui regarde vers le ciel, dans le quartier de Brooklyn, une image des célèbres Twin Tower, avec une mouette.

Souvent assimilé au courant humaniste, avec le temps, il a créé une œuvre qui va bien au-delà de cette étiquette qu’on lui attribue.
Dans l'exposition, on peut notamment appréhender quelques images abstraites qui font penser à Minor White ou Aaron Siskind.
On y trouve également de somptueux tirages couleurs Cibachrome de grand format, qui mettent en avant les travailleurs, ou encore la ville de New York.

Comme l’écrit si bien Raphaël Picon, qui signe le texte du catalogue de l’exposition qui a lieu à la Bnf, Louis est un :« Photographe subversif qui nous apprend à regarder ce qui résiste à la frénésie : un parc, une chaise, un marche pied, Stettner est devenu l’œil du quotidien. Et cela aussi rappelle Emerson et Thoreau qui ont toujours su montrer la grandeur du proche, de l’ordinaire, des habitudes. »

Le Mois de la Photo, offre également l’occasion de redécouvrir avec bonheur les images de ce personnage.

Rendez-vous au 5 Rue du Perche,dans le 3ème ardt de Paris, chez David Guiraud, le galeriste Français qui le représente.
C’est dans ce lieu situé derrière le musée Picasso, que sont présentés ses « chefs d'œuvres » jusqu'au 18 janvier 2013.

On l’avait sans doute oublié, à cause de son âge, et puis voilà que Dominique Versavel, la commissaire de cette belle exposition lui consacre sa deuxième rétrospective, cette fois-ci, à Paris.

La première avait eu lieu à Bordeaux, en 2009.

De nombreux invités ont répondu présent à l’invitation d’un vernissage qui a eu un grand succès, hier soir.
Le seul regret est de ne pas voir figurer quelques toiles et sculptures, mais malheureusement la galerie des donateurs est trop petite pour cela.
Roland Quilici


Biographie
de Louis Stettner

Né à Brooklyn le 7 novembre 1922 de parents venant d’Ukraine, il est élevé dans le quartier de Flatbush avec ses trois frères, dont l’un est son jumeau.


Il débute la photographie en 1936, après qu’il ait reçu un Box Brownie.
Il parfait sa connaissance de la photographie par des visites régulières du Metropolitan Museum of Art, les samedi.

C’est ainsi, qu’il découvre les photos de Alfred Stieglitz, Clarence White et de Paul Strand.

Il découvre également Camera Work, la petite revue qu’Alfred Stieglitz publie, avant de se rendre dans sa galerie An American Place.

Il acquiert ensuite une imposante chambre photographique en bois.

Son père lui apprend à fabriquer des tables et des chaises, et avec l’argent ainsi gagné, il peut exercer ce qui se révèle rapidement une passion.


1938, il écrit à Stieglitz, afin de lui montrer ses premiers clichés. C’est avec l’encouragement de ce dernier qu’il persévère.


Ayant appris essentiellement la technique photographique par lui même, il décide de suivre un cours auprès de la Photo League, une école, qui offre la possibilité de développer ses épreuves et de confronter ses idées avec d’autres.

Il passe huit semaines, et côtoie des photographes amateurs et professionnels. Sid Grossman, l‘un des fondateurs, de cette école, est aussi photographe.Il lui fait entrevoir l’intérêt de prendre comme sujet les gens ordinaires.

Tout au long de sa longue carrière, il emploie différents types d’appareils photographiques, de divers formats.

Une grosse chambre en bois (20 X 25), puis un Rolleiflex, et ensuite un Leica.

Au début de la seconde guerre mondiale, il s’engage dans l’armée. Il demande à être formé comme photographe de guerre.

De 1940 à 1941, il est envoyé à l’université de Princeton (New Jersey), où il suit une formation d’ingénieur, pendant neuf mois.

De 1942 à 1945, il est affecté dans le Signal Corps, pour servir en Nouvelle Guinée, aux Philippines, puis au Japon.

Après la guerre, il rentre à New York, avec la ferme intention de continuer dans la voie de la photographie.

Il rejoint la Photo League, où il enseigne.

Il fait connaissance de Lewis Hine, et de Arthur Fellig, plus connu sous le nom de Weegee.

Il va alors se lier d’amitié avec Sid Grossman et Weegee, auquel il a consacré un ouvrage.

En juillet 1946, il se rend à Paris, pour quelques semaines, et sous le charme, il y reste jusqu’en 1952.


1947, il est missionné par la League pour réunir la première exposition de photographie Française à New York. Brassaï, Edouard Boubat, Willy Ronis, Izis, Daniel Masclet, et Robert Doisneau.


Il côtoie Brassaï, dont il dit qu’il reste son maître, puis rencontre à nouveau Paul Strand, en 1951, dont il va également devenir ami.

En 1950, il est exposé au 5ème Salon des Indépendants à la Bibliothèque Nationale.

La même année, a 28 ans, il se voit décerner le prix des jeunes photographes par le magazine Life.

Il devient photographe indépendant.

1952, il retourne à New-York.

1958, il se consacre à l’enseignement de la photographie, et signe une de ses séries des plus connues, ayant pour thème : Pennsylvania Station, du nom d’une gare situé à New York démolie en 1963.

1972, il cesse son activité professionnelle.

Le documentaire social de Jacob Riis et de Lewis Hine l’inspire à produire une série sur les travailleurs.

Il photographie dans des usines d’ameublement, sur des sites de fabrication automobile, et sur des chantiers de construction, pour rendre compte des gens au travail.

De 1971 à 1979, il écrit une rubrique critique appelé''Speaking Out'' pour la revue Camera 35.

Des années 70 à 90, il continue de photographier, Paris et New-York.

Il produit quelques séries de natures mortes, des nus et des paysages.

1990, il s’installe à Saint-Ouen, à la périphérie de Paris, où il vit avec sa femme Janet, et leurs deux garçons Anton et Arion.

1991, il réalise une série photographique à partir d’éléments, comme d’anciennes gravures ou des photo anciennes. « Souvenirs des marchés aux puces » est une recherche où il mêle des photographies à la peinture.

1993, il commence à peindre, sur de grands formats. Cela devient son activité majeure.

Il se remet également à la sculpture, qu’il a découvert lorsqu’il n’avait que treize ans.

1999, il reçoit la décoration de Chevalier des Arts et des Lettres.

Cette même année, il publie “Wisdom Cries out in the Streets,” aux éditions Flammarion.
Le titre de cet ouvrage est une citation tirée de la pièce Henry IV de William Shakespeare’s.

“Thou didst well, for wisdom cries out in the streets and no man regards it.”

Louis stettner est un artiste connu comme photographe, il s’est désormais tourné vers la peinture, sans toutefois délaisser totalement la photographie.

Le catalogue de l’exposition Louis Stettner, Photographe à la BNF, est paru aux éditions Casta Diva.

Il est disponible en ligne, (http://www.boutique.casta-diva.fr).



Galerie des Donateurs


Quai François Mauriac

Paris XIII é

Entrée Libre

De 10 h à 19 H du mardi au samedi

Le dimanche de 13 H à 19 H

Sauf lundi et jours fériés.



Le site Web du photographe : www.loustettner.com

 

______________________________

Pour en savoir plus sur l'auteur de cette rubrique :

Chronique par Roland Quilici
E-mail :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.