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Critiques Septembre 2010

Photo sophie amarguin Photo de TassotPhoto : Jean christophe Millet

Auteur : sophie amarguin
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D200 + tamron 90

Auteur : Tassot
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Auteur : Jean christophe Millet
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La critique d'Hervé Cornette

La critique d'Hervé Cornette

Alors, ces vacances ?
Pleins de souvenirs surement. Agréables? Vous avez fait attention à ne pas faire vos photos en plein cagnard?
Les photos qui suivent n'ont pas été prises pendant ces vacances. Non, je les ai reçue avant de partir en juin. Je les ai regardées avant de partir. J'ai fermé aussitôt. Reposé je trouverais surement quelque chose à dire. Mi juillet je les ai regardées à nouveau. Voire si l'inspiration m'avait gagné. Non, rien.
Alors à la veille de la parution je me force. Chronique écrite dans la douleur...
Non j'abuse.
A peine.
Petite précaution d'usage, ce n'est pas parce qu'on a quelques compétences en lecture d'image que l'on sait faire mieux que les auteurs qui présentent leurs clichés dans cette chronique (on ne les montre pas:):))

Donc avant tout, merci aux auteurs de présenter leurs clichés quelque soit la qualité de ceux ci. En plus on peut aussi se planter dans cette analyse.

Photo sophie amarguinPhoto 1
Alors voyons la une. Les fleurs. Rien de très original la dedans.J'ouvre les yeux et je vois quoi? un pistil. C'est déjà un bon point. Pourquoi: c'est une tache jaune dans un ensemble plutôt rose orangé, le contraste attire l'oeil. La netteté du pétale gauche de la fleur de droite nous renvoie dans le pistil. On y est accroché. Le flou des pétales de la fleur de droite nous aident à plonger dans ce pistil...qui n'est malheureusement pas assez net. Petit problème de profondeur de champ. Mais d'un autre côté avec une profondeur de champ plus grande, le flou des pétales disparait. Dommage la tige brune qui "sort" de la fleur, il aurait fallu la supprimer (à la prise de vue, pas avec totoshop). De la même façon la feuille dans le bord inférieur est trop nette et perturbe la lecture. Là aussi vous auriez pu la supprimer. Sur un écran calibré c'est très fade.

 

Photo de Tassot

Photo 2
La deux maintenant: les bouts. en la voyant j'ai eu envie de mettre les bouts. Facile!. J'ai du mal, je ne ressens rien en voyant cet enchevêtrement. Pas de force dans ces circonvolutions, pas de force au niveau de la matière, sur les torons sur des bout il y a des "gendarmes" qui , en travaillant sur les contrastes renforcent l'aspect de la matière. Ces bouts sont sur un taquet, pourquoi l'avoir coupé? Pourquoi ne pas avoir laisser un poil d'espace sur la gauche pour que notre oeil puisse s'enrouler autour de ce taquet, en même temps que le bout. Là ce manque d'espace fait que je bloque sur le bord et n'arrive pas à en sortir. On comprend bien que les bouts vont dans la cale, pourquoi là aussi ne pas avoir laissé un peu d'espace à droite pour qu'on tombe dans la cale avec les bouts. En terme de traitement c'est fade, il n'y a pas de peps. Pourtant il y avait de la lumière: il fallait attendre de virer de bord pour prendre les bouts en plein soleil et ainsi faire apparaitre toutes les aspérités de ces bouts usagés.

Il faut y retourner.

Photo : Jean christophe Millet

Photo 3
La trois enfin: la visite guidée. Comme si le noir et blanc allait la sauver. A de très rares exception, bien plus marquées qu'ici, quand on fait des photos d'architecture, on essaie au minimum à ce que ce ne soit pas bancal. Je ne parle pas de la distorsion et des lignes de fuites liées à l'inclinaison de l'appareil vers le haut (contre plongée) ou vers le bas (plongée). Non, je parle de la verticalité. Pour cela il faut se baser sur une verticale située sur la médiane (ici, la flèche). Donc photo bancale: à jeter ou à retravailler, mais pas à présenter avant. Le problème c'est que lorsqu'on rectifie la verticalité, on recadre et la flèche est tronquée. A jeter ou à refaire. ça y est, j'ai compris le message: la petitesse de l'arbre devant la force de la matière créée par la main de l'homme. Alors pourquoi n'ai je pas vu cela avant? Allez y, dites le moi.

 

Au mois prochain. Bonne rentrée.

Hervé Cornette (photocor)

La critique de POV

La critique de POV

Bonjour à tous,

J'espère que vos travaux d'été justifieront de passer du temps à les critiquer (et les apprécier) ; parce que la volée de fin de printemps, publiée pour cette rentrée ne vole pas bien haut. Quoique. Couac ;)

Photo sophie amarguin

Photo 1
Sans être vraiment connaisseur de ce thème qu'est la macro végétale, je conteste d'emblée le cadrage. Si je peux comprendre la présence du profil de la fleur à droite dans un souci didactique, je regrette sa coupe (double en l'occurrence).
Pour le reste, la chromie me semble correcte. Un insecte aurait été bienvenu, mais bon l'intention en était déviée sur le coup.

Rien d'autre à commenter.

Photo de Tassot

 Photo 2
Quel sac de noeud ! Je propose de suivre la diagonale du mât et laisser cette oeuvre chavirer d'elle-même pour rejoindre les fonds marins. A priori (sauf peut-être la peinture), cette composition n'est constituée que d'éléments bio-dégradables. 
Laissons faire la nature. Toute cause est perdue.
Et coule la galère.

Photo : Jean christophe Millet

 Photo 3

Un concentré d'aberrations. Remarquable.
En bref, cadrage bâclé (sur chaque face), mauvaise heure de réalisation (pouah les ombres), diagonales vertigineusement indigestes.
C'est vraiment mauvais.
Mais très utile à montrer dans le registre "A ne surtout pas faire" : tous les défauts (ou presque) sur une même image. 
Finalement, j'adore regarder ces photos ; elles ont une franche capacité à porter le haut le moral des besogneux du beau travail - particulièrement en illustration d'architecture.

Allez, vivement le mois prochain.
+
POV